Jesús Noguera Guillén est né en 1993 à Orihuela (Espagne). Après avoir obtenu le grado profesional en piano et une mention très bien au baccalauréat scientifique dans sa ville natale, il commence le clavecin au Conservatoire Supérieur de Murcia où il s’intéresse vivement au clavicorde et à l’orgue. Il reçoit les enseignements d’Alberto Muñoz et Javier Artigas qui lui transmettent leur passion pour le répertoire espagnol.

Élève dans la classe d’Olivier Baumont et Blandine Rannou, il est titulaire du diplôme de 2e cycle de clavecin du Conservatoire de Paris, où il intègre en 2018 le prestigieux programme de troisième cycle supérieur (Diplôme d’Artiste Interprète). Il se perfectionne également auprès de Christophe Rousset et Skip Sempé. Parallèlement, il poursuit à la Sorbonne un master de recherche sur la musique pour clavier au Siècle d’or, sujet qu’il a par ailleurs abordé dans une contribution au Lexique Musical de la Renaissance (sous la direction de Cristina Diego).

Lauréat du concours international de clavecin de Milan en 2017, il s’est produit dans des lieux tels que le Palau de la Música à Barcelone, le Musée de la Musique à Paris, l’Hôtel des Invalides, l’église Saint-Sulpice, le château de Chambord ou encore le Musée du Louvre, aussi bien comme soliste que comme chambriste. Féru d’orchestre, il a joué sous la direction de Sigiswald Kuijken, Fabio Bonizzoni et Ignazio Maria Schifani.

Engagé dans la création contemporaine, il a enregistré les Tres preludios para Demócrito d’Alex Nante, et est le dédicataire des Diferencias sobre el Canto del caballero de Joan Magrané Figuera.

Son enthousiasme pour d’autres formes d’art le conduit à participer fréquemment à des productions de théâtre, danse et cinéma. Il collabore ainsi avec le cinéaste Pierre Nativel (L’Entretien des Muses, 2016 et Les Trois Mains, 2018) – recherches sur l’interaction entre danse et musique baroque – et son enregistrement de La Dauphine de Rameau figure dans dans le court-métrage canadien La Nouvelle Française (réal. Sebastian Messinger, 2016). Partant des textes hispaniques, il conçoit avec le comédien Ivan Márquez In ictu oculi, un spectacle sur la vanité au XVIe et XVIIe siècles.

Il reçoit le soutien des fondations Meyer, Safran, L’Or du Rhin, du Mécénat Musical Société Générale, du fonds Porosus et de l’Adami ; il est également lauréat de la Fondation de France et de la Fondation Marcelle et Robert de Lacour.